PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE, IMMUNOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DES DERMATOSES BULLEUSES AUTO-IMMUNES A L’INSTITUT D’HYGIENE SOCIALE DE DAKAR SUR UNE PERIODE DE 13 ANS (2011 - 2024)

Auteurs

  • Fatimata LY Auteur

DOI :

https://doi.org/10.61585/pud-dkm-v69HS06

Mots-clés :

pemphigus, pemphigoide,

Résumé

Introduction : Les dermatoses bulleuses auto-immunes (DBAI) sont des affections rares caractérisées par des bulles tendues ou flasques dues à des autoanticorps dirigés contre des protéines cutanées, classées en types 
pemphigoïde et pemphigus.
Objectif : étudier les caractéristiques des DBAI, améliorer la prise en charge des patients et décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et immunologiques des patients atteints de DBAI hospitalisés dans le service de dermatologie-vénéréologie de l’Institut d’Hygiène Sociale de Dakar.
Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur les dermatoses bulleuses auto-immunes documentées dans le service de dermatologie-vénéréologie de l’IHS sur une période de 13 ans, de 2011 à 2024.
Résultats : Quatre-vingt-onze cas de DBAI ont été identifiés, avec une prévalence hospitalière de 6 %, une prédominance féminine (sex-ratio 0,63) et un âge moyen de 62 ans (extrêmes 13-96). La pemphigoïde bulleuse était la plus fréquente (65 cas, principalement après 60 ans), se manifestant par un prurit, des bulles tendues et une éosinophilie. Le pemphigus (26 cas, entre 40 et 60 ans) était principalement représenté par le pemphigus 
foliacé (17 cas), avec des bulles flasques et des érosions des membres et du tronc, ainsi qu’un signe de Nikolsky quasi constant. Des complications infectieuses ont concerné 46,2 % des cas, dont 25,3 % dues à l’herpès ; 
des complications iatrogènes ont été observées dans 23 %. Les traitements incluaient des corticoïdes oraux (85,7 %), du méthotrexate (16,5 %), de l’azathioprine (6,6 %) et des traitements locaux tels que des émollients (98,9 %), des antiseptiques (97,8 %) et des dermocorticoïdes (89 %). Après un mois, 61,5 % des patients montraient une bonne évolution, mais la perte de suivi atteignait 68,1 % après trois mois.
Conclusion : Le diagnostic des dermatoses bulleuses auto-immunes peut être complexe. Un diagnostic précis nécessite une équipe multidisciplinaire incluant un clinicien, un anatomopathologiste et un immunologiste, avec une corrélation entre ces trois paramètres

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Publiée

12-06-2026

Comment citer

PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE, IMMUNOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DES DERMATOSES BULLEUSES AUTO-IMMUNES A L’INSTITUT D’HYGIENE SOCIALE DE DAKAR SUR UNE PERIODE DE 13 ANS (2011 - 2024). (2026). Dakar Medical, 69(Hors serie). https://doi.org/10.61585/pud-dkm-v69HS06

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