PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET ETIOLOGIQUE DES AFFECTIONS CUTANEES PEDIATRIQUES AU SERVICE DE DERMATOLOGIE DE L’HOPITAL D’ENFANTS ALBERT ROYER : ETUDE TRANSVERSALE DESCRIPTIVE PORTANT SUR 7905 ENFANTS
DOI :
https://doi.org/10.61585/pud-dkm-v69n107Mots-clés :
dermatoses infectieuses, dermatite atopique , génodermatoses, enfant, DakarRésumé
Introduction
Les affections cutanées pédiatriques sont constituées de maladies de gravité variable, aigues ou chroniques de la peau affectant les individus d’un âge compris entre 0 et 18ans selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En Afrique subsaharienne, en particulier au Sénégal, peu de travaux sont disponibles sur les dermatoses pédiatriques. C’est dans ce contexte que nous avons jugé opportun de mener ce travail avec comme objectif de décrire les particularités épidémiologiques et étiologiques des dermatoses dans cette population pédiatrique afin d’améliorer la prise en charge des dermatoses.
Méthodologie
Nous avons mené une étude transversale descriptive avec un recueil rétrospectif des données portant sur les dossiers de patients reçus en consultation dans le service de Dermatologie du Centre Hospitalier National d'Enfant Albert Royer (CHNEAR) sur une période de 5 ans (2019 à 2023). La saisie et l’analyse des données s’est fait avec le logiciel SPSS (Statistical Package for Social Sciences) Statistics version 25.
Résultats
Durant cette période, 7905 enfants présentaient des affections dermato-pédiatriques sur une population d’étude de 387 560 patients ont été vus à l’hôpital d’Enfant Albert Royer. Ceci représente une fréquence hospitalière de 2,04%. Le sexe ratio était de 1,14. L’âge moyen des malades était de 4,7 ans avec des extrémités de 3 jours et 18ans. Les dermatoses infectieuses étaient rencontrées chez 46,21 % (n=4013) des patients dont 30% de dermatoses bactériennes (30%), et 27% de dermatoses mycosiques. Les dermatoses immuno-allergiques étaient retrouvées chez 31,19% des patients parmi lequel la dermatite atopique était prédominante. Les consultations pour une tumeur cutanée, une génodermatose, maladies auto-immunes, dermatose transitoire du nouveau-né et dermatose par déficit nutritionnel concernaient respectivement 4,72% (410enfants) ; 3,96% (344 enfants) ; 1,45% (126 enfants) ; 0,69% (60 enfants) et 0,23% (20 enfants).
Conclusion
Nous avons décrit le profil de 7905 dermatoses pédiatriques au service de dermatologie pédiatrique du CHNEAR représentant une fréquence hospitalière de 2,04%. Les étiologies les plus fréquentes sont les dermatoses infectieuses (46,21%) suivies des dermatoses immuno-allergiques (31,19%). Toutes fois, notre étude présente la particularité de rapporter une fréquence non négligeable des génodermatoses (3,96%). Ainsi, cette distribution épidémiologique des dermatoses pédiatriques dans notre contexte mériterait attention dans l’élaboration des programmes de soins afin de faciliter aux malades les thérapeutiques adéquates à un moindre cout.